Le code de la route est valable 5 ans à compter de la date de réussite de l’épreuve théorique générale, une règle en vigueur depuis octobre 2014, date à laquelle cette durée est passée de 3 à 5 ans. Pendant toute cette période, vous pouvez vous présenter à l’épreuve pratique de conduite autant de fois que nécessaire, sans aucune limite de tentatives depuis la suppression, en 2022, de l’ancienne règle qui plafonnait à 5 le nombre d’essais autorisés. Si ce délai de 5 ans s’écoule sans que vous ayez obtenu le permis, il faudra repasser le code avant de pouvoir retenter l’épreuve de conduite.
En quatorze ans à former des conducteurs à Lyon, j’ai vu cette question revenir régulièrement chez des élèves ayant interrompu leur formation pendant plusieurs années, souvent pour des raisons personnelles ou professionnelles, et qui redoutaient d’avoir tout perdu en revenant vers le permis. La bonne nouvelle, c’est que 5 ans laissent une marge confortable dans l’immense majorité des situations, à condition de bien comprendre comment cette durée se calcule et ce qui peut, dans certains cas précis, la remettre en cause. Voyons cela ensemble.
| Point clé | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|
| 📅Durée de validité | 5 ans à compter de la date de réussite de l’examen |
| 🔁Tentatives à la conduite | Illimitées pendant ces 5 ans, depuis la réforme de 2022 |
| 🏍️Cas du permis moto | Examen théorique distinct (ETM), non couvert par le code voiture |
| ⏳Code expiré | Nouvel examen théorique obligatoire avant de repasser la conduite |
| 🔄Nouvelle réussite | Relance un nouveau cycle de 5 ans |
| 🚫Invalidation du permis | Repasser le code généralement nécessaire avant de reconduire |
Entrons dans le détail, en commençant par l’origine de cette règle des 5 ans.

Depuis quand la durée de validité du code est-elle de 5 ans ?
Cette durée de 5 ans est en vigueur depuis octobre 2014, date à laquelle elle a remplacé l’ancienne règle qui limitait la validité du code à seulement 3 ans. Ce changement visait à donner davantage de souplesse aux candidats, notamment ceux qui rencontrent des difficultés à décrocher rapidement des créneaux d’examen pratique, une réalité encore d’actualité aujourd’hui dans certaines régions où les délais d’attente restent longs.
Ce délai de 5 ans court précisément à partir du jour de réussite de l’épreuve théorique générale, pas à partir de votre inscription initiale ni de la date à laquelle vous avez commencé à réviser. C’est un point qui mérite d’être bien clarifié : deux candidats inscrits le même jour, mais ayant réussi le code à des dates différentes après plusieurs tentatives, n’auront donc pas la même date d’expiration.
Cette règle des 5 ans s’applique-t-elle cependant uniformément, quelle que soit la catégorie de permis visée ? Voyons ce qu’il en est réellement.

Cette durée de 5 ans s’applique-t-elle à toutes les catégories de permis ?
Oui, pour l’essentiel des catégories classiques : le permis B bien sûr, mais également les catégories C, D, BE et leurs dérivés, toutes soumises à cette même règle de validité de 5 ans après la réussite de l’épreuve théorique générale. Un candidat qui viserait successivement plusieurs catégories peut ainsi s’appuyer sur un seul et même code réussi, tant que le délai de 5 ans n’est pas dépassé entre-temps.
Une exception notable mérite toutefois d’être signalée : le permis moto (catégories A1, A2, A) repose sur un examen théorique distinct, l’ETM (épreuve théorique moto), qui possède sa propre durée de validité indépendante du code voiture classique. Concrètement, posséder un code voiture récent ne vous dispense donc jamais de l’ETM si vous visez le permis moto, les deux examens théoriques restant totalement séparés l’un de l’autre, même si leurs contenus se recoupent parfois sur certains thèmes communs de sécurité routière.
Puisque cette période de 5 ans reste malgré tout limitée dans le temps, voyons ce qui a changé concernant le nombre de tentatives autorisées à l’épreuve pratique durant cette fenêtre.
Peut-on encore échouer un nombre illimité de fois à la conduite avec ce même code ?
Oui, depuis une réforme entrée en vigueur en 2022, l’ancienne limite de 5 tentatives maximum à l’épreuve pratique de conduite a été purement et simplement supprimée. Un candidat peut désormais se représenter autant de fois que nécessaire à l’épreuve de conduite, sans aucun plafond de passages, tant que son code reste valide, c’est-à-dire tant que les 5 années ne sont pas écoulées depuis sa réussite à l’épreuve théorique.
Cette évolution a considérablement allégé la pression ressentie par de nombreux candidats, en particulier ceux qui traversaient une période difficile avec plusieurs échecs consécutifs à la conduite. Je me souviens très bien de l’ancienne règle des 5 essais, qui ajoutait un stress supplémentaire bien réel chez mes élèves les plus en difficulté, ceux-là même vers qui je me suis d’ailleurs spécialisé au fil de ma carrière. Cette suppression du plafond représente, à mon sens, l’une des évolutions les plus bienveillantes de ces dernières années dans le parcours du permis de conduire.
Malgré cette souplesse bienvenue sur le nombre de tentatives, le délai de 5 ans reste, lui, une limite ferme. Voyons ce qui se passe concrètement s’il venait à être dépassé.
Que se passe-t-il si le code expire avant d’avoir le permis ?
Si les 5 années s’écoulent sans que vous ayez obtenu votre permis de conduire, votre code perd sa validité, et vous devez alors repasser l’intégralité de l’épreuve théorique générale avant de pouvoir vous présenter de nouveau à l’épreuve pratique. Cela signifie concrètement reprendre une inscription complète, réviser l’ensemble du programme (potentiellement mis à jour depuis votre première tentative), et retrouver le seuil de 35 bonnes réponses sur 40 pour valider de nouveau votre code.
Ce scénario, bien que jamais agréable, reste heureusement rattrapable sans conséquence dramatique sur le fond : une fois ce nouveau code réussi, un nouveau cycle de 5 ans démarre immédiatement, vous laissant à nouveau une marge confortable pour décrocher votre permis. Si vous vous retrouvez dans cette situation, votre numéro NEPH reste généralement le même, ce numéro d’identification étant attaché à vous à vie, ce qui simplifie au moins cette partie de la démarche administrative.
Pour éviter d’en arriver là, encore faut-il savoir précisément où en est votre propre compteur. Voyons comment vérifier cette information.
Comment connaître la date exacte d’expiration de son propre code ?
La date de réussite à l’épreuve théorique générale figure sur votre relevé de notes, délivré à l’issue de l’examen, ainsi que dans votre dossier d’inscription consultable auprès de votre auto-école ou directement sur votre espace personnel de l’ANTS. Il vous suffit ensuite d’ajouter 5 années pleines à cette date pour connaître précisément votre échéance.
Par exemple, un code obtenu en octobre 2021 arrive à expiration en octobre 2026. Ce simple calcul, souvent négligé une fois l’euphorie de la réussite passée, mérite d’être noté quelque part dès l’obtention du code, plutôt que redécouvert dans l’urgence plusieurs années plus tard, en particulier si votre parcours vers la conduite connaît des interruptions prolongées.
Un autre cas de figure mérite d’être abordé séparément, car il ne relève pas du simple écoulement du temps : celui d’un permis invalidé ou annulé après avoir été obtenu.
Une invalidation ou annulation du permis remet-elle en cause la validité du code ?
Oui, généralement. Après une invalidation pour perte totale de points ou une annulation judiciaire du permis de conduire, repasser le code fait le plus souvent partie des démarches obligatoires avant de pouvoir retrouver le droit de conduire, indépendamment du temps écoulé depuis votre dernière réussite à l’épreuve théorique. Cette exigence s’explique par la volonté de vérifier que vos connaissances des règles de sécurité routière restent à jour avant de vous laisser reprendre le volant.
Cette situation diffère donc du simple dépassement du délai de 5 ans évoqué plus haut : même avec un code parfaitement valide sur le papier au moment des faits, une invalidation ou une annulation peut, selon les circonstances précises de votre dossier, vous obliger à repasser cette épreuve théorique dans le cadre plus large de la reconstitution de votre droit à conduire.
Pour finir, voyons quelques réflexes simples qui permettent d’éviter de se retrouver piégé par cette échéance des 5 ans.
Comment éviter de laisser expirer son code ?
Le réflexe le plus simple consiste à noter votre date d’expiration dès la réception de votre relevé de notes, dans votre agenda ou tout autre outil de suivi personnel, plutôt que de vous fier uniquement à votre mémoire sur un délai aussi long. Si votre formation à la conduite prend du retard, pour des raisons de disponibilité en auto-école ou personnelles, gardez cette échéance en tête pour prioriser vos leçons à l’approche des derniers mois de validité plutôt que de les laisser s’étioler indéfiniment.
Si vous débutez tout juste votre parcours, sachez d’ailleurs que rien ne vous empêche d’enchaîner directement les premières heures de conduite dès l’obtention de votre code, plutôt que de marquer une pause qui grignoterait inutilement ce capital de 5 ans. C’est d’ailleurs la stratégie que je recommandais systématiquement à mes élèves : le code frais en mémoire facilite en plus la compréhension de nombreuses consignes données pendant les leçons pratiques.
Pour connaître précisément votre propre échéance, voici un petit outil de calcul basé sur votre date de réussite.
Calculez la date d’expiration de votre code
📅 Ma date d’expiration
Indiquez votre date de réussite à l’épreuve théorique générale.
Quelques questions reviennent souvent sur ce sujet, voici les réponses.
Questions fréquentes
Le code reste-t-il valable si on change d’auto-école en cours de route ? Oui, la validité du code est totalement indépendante de l’établissement dans lequel vous poursuivez votre formation. Vous pouvez changer d’auto-école autant de fois que nécessaire sans que cela n’affecte en rien votre date d’expiration, calculée uniquement à partir de votre date de réussite à l’examen.
La conduite accompagnée est-elle concernée par cette limite de 5 ans ? Oui, la même règle de validité de 5 ans s’applique, mais elle pose rarement problème dans ce cas précis, la phase de conduite accompagnée durant généralement 1 à 2 ans avant le passage de l’examen pratique. Le délai de 5 ans reste donc largement suffisant pour ce type de parcours, sauf interruption particulièrement longue.
Faut-il repasser le code pour ajouter une nouvelle catégorie de permis ? Pas nécessairement, si votre code reste valide au moment de cette nouvelle demande : le même code voiture peut servir pour plusieurs catégories classiques (B, C, D, BE), à l’exception notable du permis moto qui nécessite un examen théorique distinct (l’ETM), indépendant de la validité de votre code voiture.
Un code obtenu à l’étranger est-il reconnu en France avec la même durée de validité ? Cela dépend entièrement des accords de reconnaissance mutuelle entre la France et le pays concerné, très variables selon les situations. En cas de doute sur votre propre cas, mieux vaut vous renseigner directement auprès de votre préfecture plutôt que de supposer une équivalence automatique.
Peut-on connaître sa date de réussite si on a perdu tous ses documents ? Oui, cette information reste normalement conservée dans les bases administratives, consultable via votre espace personnel sur le site de l’ANTS ou en la demandant directement à votre auto-école, si c’est elle qui a géré votre inscription initiale à l’examen.

Je m’appelle Antoine, j’ai passé 14 ans derrière le volant côté passager, à Lyon, où j’ai formé plus de 600 élèves au permis B. Diplômé BAFM (Brevet pour l’Exercice de la Fonction de Formateur), j’ai exercé dans deux auto-écoles du 3ème arrondissement avant de me spécialiser dans l’accompagnement des élèves en difficulté et la conduite accompagnée.
Aujourd’hui reconverti dans la rédaction, je mets à profit mon expérience du terrain pour partager des conseils concrets sur la conduite, la réglementation, l’entretien auto et la sécurité routière. Ma pédagogie de moniteur transparaît dans chaque article : des explications claires, sans jargon inutile, et toujours orientées vers du contenu applicable.
Passionné de mécanique depuis l’adolescence (je retapais déjà des mobylettes avec mon père), je continue de bricoler sur ma propre voiture le week-end et je suis de près l’actualité automobile, notamment l’évolution des motorisations électriques et hybrides.


