L’épreuve théorique générale (ETG) comporte 40 questions à choix multiples, tirées aléatoirement d’une banque de plus de 1000 questions actualisée depuis la réforme de 2016 puis retravaillée en profondeur en septembre 2023. Ce qui surprend souvent les candidats, c’est qu’il ne s’agit pas systématiquement de choisir une seule bonne réponse parmi plusieurs : certaines questions attendent deux, voire plusieurs réponses correctes simultanément, un point que beaucoup découvrent trop tard, en plein examen, faute d’avoir été prévenus pendant leurs révisions.
En quatorze ans à former des conducteurs à Lyon, j’ai vu ce détail du « plusieurs bonnes réponses » piéger bien plus d’élèves que la difficulté réelle des questions elles-mêmes. Ce n’est pourtant pas un piège si l’on comprend bien le principe avant le jour J. Voyons ensemble tout ce qu’il faut savoir sur ces fameuses 40 questions.
| Point clé | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|
| 🔢Nombre de questions | 40 questions à choix multiples |
| 🎯Seuil de réussite | 35 bonnes réponses minimum, soit 5 fautes maximum |
| ☑️Réponses attendues | Une ou plusieurs selon la question, indiqué à l’écran |
| 🗂️Banque de questions | Plus de 1000 questions, tirage aléatoire à chaque session |
| 📊Répartition par thème | 10 thèmes officiels, non représentés à égalité |
| 🖼️Support visuel | Photo ou courte vidéo pour chaque question |
Entrons dans le détail, en commençant par confirmer ce chiffre de 40 et ce qu’il recouvre exactement.
Combien de questions sont posées au total ?
Le chiffre est fixe et ne varie jamais : 40 questions, ni plus ni moins, quel que soit le centre d’examen ou la date de votre passage. Chaque question s’accompagne d’une photo ou d’une courte vidéo représentant une situation de conduite réaliste, visionnable une seule fois, avec plusieurs propositions de réponse affichées simultanément à l’écran.
Ce format reste stable depuis de nombreuses années, la dernière grande réforme de septembre 2023 ayant modifié le contenu et la formulation des questions sans toucher à ce nombre total. Pour situer précisément la durée que cela représente concrètement le jour de l’examen, notre article sur la durée réelle de l’épreuve du code détaille le déroulé minute par minute, de l’accueil jusqu’au résultat.
Ce nombre fixe de 40 questions cache toutefois une subtilité de format que beaucoup de candidats découvrent tardivement. Voyons laquelle.

Toutes les questions sont-elles à choix multiples de la même façon ?
Non, et c’est là que se niche la première vraie subtilité de l’examen. Certaines questions proposent seulement deux réponses possibles (A ou B), d’autres trois, et d’autres encore quatre propositions simultanées. Dans tous les cas, la règle reste la même : il existe toujours au moins une réponse juste et au moins une réponse fausse parmi les propositions affichées, jamais de piège où toutes les réponses seraient correctes ou toutes fausses.
Depuis la réforme de 2023, un vrai progrès de clarté a été introduit : le nombre de réponses attendues est désormais explicitement indiqué à l’écran, sous la photo ou la vidéo de la question. Avant cette évolution, les candidats devaient deviner eux-mêmes s’il fallait cocher une ou plusieurs cases, ce qui générait une source de stress et d’erreurs totalement évitable. Ce changement, bien que discret, a nettement simplifié la lecture des consignes pour mes anciens élèves qui passaient l’examen après cette réforme, comparé à ceux qui l’avaient connu dans son ancienne version.
Cette histoire de nombre de réponses attendues mérite justement d’être approfondie, tant elle change la façon d’aborder chaque question.
Peut-on avoir plusieurs bonnes réponses à cocher pour une seule question ?
Oui, c’est même une composante à part entière du format de l’examen, pas une exception rare. Sur une question donnée, il peut vous être demandé de cocher une seule réponse, ou bien deux, voire davantage parmi les propositions affichées. Un cas particulier mérite d’être connu à l’avance : les questions doubles, qui comportent en réalité deux sous-questions liées, pour lesquelles vous ne gagnez le point que si vous répondez correctement aux deux parties simultanément, sans possibilité de demi-point en cas de réponse partiellement juste.
Ce format demande une lecture particulièrement attentive de la consigne avant même de regarder les propositions de réponse, un réflexe que je faisais travailler systématiquement à mes élèves pendant leurs révisions. Beaucoup de fautes évitables viennent moins d’une méconnaissance de la règle de conduite elle-même que d’une lecture trop rapide du nombre de réponses réellement attendues pour la question posée.
Puisque ces questions proviennent toutes d’un même ensemble de référence, voyons d’où elles sont précisément tirées.
D’où viennent exactement ces 40 questions ?
Les 40 questions posées le jour de votre examen sont tirées aléatoirement d’une banque de plus de 1000 questions, régulièrement actualisée par la Délégation à la Sécurité routière. Cette base a connu deux évolutions majeures ces dernières années : une première réforme en 2016, puis une refonte plus profonde en septembre 2023, qui a simplifié le vocabulaire employé, amélioré la qualité graphique des supports visuels, et réintroduit davantage de questions consacrées à la signalisation et aux règles de priorité, deux thèmes historiquement sources de nombreuses erreurs chez les candidats.
Ce tirage aléatoire dans une base aussi large explique pourquoi deux candidats passant l’examen le même jour, dans le même centre, se retrouvent rarement avec exactement la même série de questions. C’est aussi ce qui rend une révision exhaustive de l’ensemble des thèmes bien plus efficace qu’une tentative de mémoriser des questions précises glanées auprès d’anciens candidats, une stratégie vouée à l’échec compte tenu de l’ampleur de cette banque.
Cette taille importante de la banque de questions n’empêche cependant pas une répartition inégale entre les grands thèmes du programme. Voyons ce qu’il en est concrètement.
Les 40 questions sont-elles réparties également entre les thèmes ?
Non, les 10 thèmes officiels du programme ne sont pas représentés à parts égales dans les 40 questions posées. Certains thèmes, comme la signalisation, les priorités ou les distances de sécurité, reviennent statistiquement plus souvent que d’autres, comme la mécanique ou l’environnement, qui occupent une place plus restreinte dans chaque série. Cette répartition inégale reflète directement l’importance accordée à chaque thématique dans la sécurité routière au quotidien, les situations de priorité et de signalisation concentrant une part disproportionnée des accidents évitables.
Pour autant, aucun thème n’est jamais totalement absent d’une session d’examen, et négliger complètement un sujet sous prétexte qu’il paraît moins représenté reste une stratégie risquée. Pour optimiser vos révisions en fonction de cette répartition réelle, notre article sur la révision de dernière minute avant l’examen du code détaille justement comment prioriser efficacement ses efforts entre les différents thèmes du programme.
Un dernier détail, plus surprenant encore, mérite d’être expliqué avant de conclure : la façon dont l’examen vous considère en tant que conducteur pendant l’épreuve elle-même.
Pourquoi certaines questions parlent-elles d’un conducteur confirmé plutôt que d’un jeune conducteur ?
C’est un point que très peu de candidats connaissent avant de le découvrir en pleine préparation : par défaut, l’examen vous évalue comme si vous étiez déjà un conducteur confirmé, pas un candidat en période probatoire, sauf lorsque la question précise explicitement une situation liée à un jeune conducteur ou à un permis probatoire. Concrètement, cela signifie que les questions générales sur les limitations de vitesse ou le taux d’alcool autorisé s’appuient sur les règles applicables à un conducteur expérimenté, pas sur les règles plus strictes du permis probatoire, sauf mention contraire explicite dans l’énoncé.
Cette nuance surprend souvent les candidats les plus assidus, qui ont pourtant bien intégré les règles spécifiques à leur future période probatoire et qui, par réflexe, appliquent ces règles plus restrictives à toutes les questions, y compris celles qui n’en font pas mention. Gardez ce point en tête pendant vos révisions : lisez toujours l’énoncé complet avant de vous demander quelle règle appliquer, plutôt que de partir du principe que toutes les questions concernent implicitement votre future situation de jeune conducteur.
Pour finir, revenons sur la stabilité de ce format dans le temps, une question que beaucoup de candidats se posent légitimement.
Le nombre de questions a-t-il changé avec les réformes récentes ?
Non, le nombre de 40 questions n’a pas été modifié par les réformes de 2016 et de 2023, ces deux évolutions ayant porté sur le contenu et la formulation des questions plutôt que sur leur quantité. La réforme de 2023 a notamment simplifié le vocabulaire utilisé, amélioré la qualité des visuels, et surtout introduit l’affichage explicite du nombre de réponses attendues évoqué plus haut, une clarification bienvenue plutôt qu’un bouleversement du format global de l’épreuve.
Cette stabilité permet de continuer à s’appuyer sereinement sur les repères habituels concernant le nombre de questions et le seuil de réussite, tout en veillant à réviser sur des supports mis à jour conformes au contenu actuel du programme plutôt que sur d’anciennes séries devenues obsolètes.
Pour mieux comprendre concrètement la différence entre une question à réponse unique et une question à plusieurs réponses attendues, voici deux exemples illustratifs.
Exemple illustratif : une ou plusieurs réponses ?
<div id= »demo-questions » style= »border:1px solid #e0e0e0;border-radius:10px;padding:20px 22px;margin:28px 0;background:#fafafa;font-family:inherit;color:#1a1a1a; »> <p style= »margin:0 0 16px 0;font-size:0.9em;color:#555; »>Ces deux exemples sont illustratifs et ne reproduisent pas de vraies questions d’examen, ils servent uniquement à comprendre la différence de format.</p> <div style= »margin:0 0 20px 0;padding-bottom:16px;border-bottom:1px solid #eee; »> <p style= »margin:0 0 8px 0;font-weight:600;color:#1a1a1a; »>Exemple 1 : une seule bonne réponse attendue</p> <p style= »margin:0 0 10px 0;color:#1a1a1a; »>Vous approchez d’un feu orange fixe et pouvez vous arrêter sans freinage brusque. Que devez-vous faire ?</p> <label style= »display:block;margin:6px 0;cursor:pointer;color:#1a1a1a; »><input type= »radio » name= »demo1″> A. Accélérer pour passer avant le rouge</label> <label style= »display:block;margin:6px 0;cursor:pointer;color:#1a1a1a; »><input type= »radio » name= »demo1″> B. Vous arrêter</label> <label style= »display:block;margin:6px 0;cursor:pointer;color:#1a1a1a; »><input type= »radio » name= »demo1″> C. Continuer à la même vitesse</label> <button class= »demo-check » data-target= »r1″ style= »margin-top:8px;padding:8px 14px;background:#2e7d32;color:#fff;border:none;border-radius:6px;cursor:pointer;font-size:0.9em; »>Voir la correction</button> <p id= »r1″ style= »display:none;margin-top:8px;color:#2e7d32;font-weight:600; »>✅ Réponse B : un feu orange fixe impose l’arrêt si le freinage peut se faire sans danger.</p> </div> <div> <p style= »margin:0 0 8px 0;font-weight:600;color:#1a1a1a; »>Exemple 2 : deux bonnes réponses attendues</p> <p style= »margin:0 0 10px 0;color:#1a1a1a; »>Parmi ces équipements, lesquels sont obligatoires à bord de votre véhicule ? (2 réponses attendues)</p> <label style= »display:block;margin:6px 0;cursor:pointer;color:#1a1a1a; »><input type= »checkbox » name= »demo2″> Un gilet de haute visibilité</label> <label style= »display:block;margin:6px 0;cursor:pointer;color:#1a1a1a; »><input type= »checkbox » name= »demo2″> Un triangle de pré-signalisation</label> <label style= »display:block;margin:6px 0;cursor:pointer;color:#1a1a1a; »><input type= »checkbox » name= »demo2″> Un extincteur</label> <label style= »display:block;margin:6px 0;cursor:pointer;color:#1a1a1a; »><input type= »checkbox » name= »demo2″> Une trousse de secours</label> <button class= »demo-check » data-target= »r2″ style= »margin-top:8px;padding:8px 14px;background:#2e7d32;color:#fff;border:none;border-radius:6px;cursor:pointer;font-size:0.9em; »>Voir la correction</button> <p id= »r2″ style= »display:none;margin-top:8px;color:#2e7d32;font-weight:600; »>✅ Le gilet et le triangle : les deux cases doivent être cochées pour obtenir le point, l’extincteur et la trousse de secours restant recommandés mais non obligatoires.</p> </div> </div> <script> (function() { var buttons = document.querySelectorAll(‘.demo-check’); buttons.forEach(function(btn) { btn.addEventListener(‘click’, function() { var target = document.getElementById(btn.getAttribute(‘data-target’)); target.style.display = ‘block’; }); }); })(); </script>
Quelques questions reviennent souvent sur ce sujet, voici les réponses.
Questions fréquentes
Le nombre de questions est-il le même pour le permis moto (ETM) ? L’épreuve théorique moto suit son propre format, distinct de celui du code voiture décrit dans cet article, avec des questions spécifiques aux deux-roues. Le principe général du QCM chronométré reste similaire, mais les deux épreuves restent indépendantes l’une de l’autre, y compris dans leur contenu.
Peut-on avoir un point partiel si on coche une bonne réponse parmi deux attendues ? Non, pour une question demandant plusieurs réponses, il faut cocher l’intégralité des bonnes réponses attendues, ni plus ni moins, pour obtenir le point. Une réponse partielle, même en partie correcte, ne rapporte aucun point, exactement comme une réponse totalement fausse.
Les questions se répètent-elles d’un examen à l’autre ? Certaines questions peuvent effectivement revenir d’une session à l’autre, la banque de plus de 1000 questions n’étant pas infinie, mais le tirage aléatoire rend hautement improbable de retomber sur une série identique à un précédent passage. Miser sur la mémorisation de questions précises plutôt que sur une vraie compréhension des règles reste une stratégie peu fiable.
Toutes les questions comportent-elles une photo ou une vidéo ? Oui, chaque question s’accompagne systématiquement d’un support visuel, photo fixe ou courte séquence vidéo, destiné à contextualiser la situation de conduite évaluée. Ce support n’est visionnable qu’une seule fois avant de répondre, ce qui impose une attention soutenue dès le premier visionnage.
Le nombre de réponses attendues est-il toujours indiqué à l’écran ? Oui, depuis la réforme de septembre 2023, cette information apparaît systématiquement sous la photo ou la vidéo de chaque question, une amélioration notable par rapport à l’ancien format où les candidats devaient deviner eux-mêmes le nombre de réponses à cocher.

Je m’appelle Antoine, j’ai passé 14 ans derrière le volant côté passager, à Lyon, où j’ai formé plus de 600 élèves au permis B. Diplômé BAFM (Brevet pour l’Exercice de la Fonction de Formateur), j’ai exercé dans deux auto-écoles du 3ème arrondissement avant de me spécialiser dans l’accompagnement des élèves en difficulté et la conduite accompagnée.
Aujourd’hui reconverti dans la rédaction, je mets à profit mon expérience du terrain pour partager des conseils concrets sur la conduite, la réglementation, l’entretien auto et la sécurité routière. Ma pédagogie de moniteur transparaît dans chaque article : des explications claires, sans jargon inutile, et toujours orientées vers du contenu applicable.
Passionné de mécanique depuis l’adolescence (je retapais déjà des mobylettes avec mon père), je continue de bricoler sur ma propre voiture le week-end et je suis de près l’actualité automobile, notamment l’évolution des motorisations électriques et hybrides.


